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"Il faut donc que vous fassiez un rêve..."

Dans le cadre de la Saison France-Roumanie,

Denis Lavant et le Quatuor Face à Face ( piano et percussions) sont heureux de vous présenter
« Il faut donc que vous fassiez un rêve »,
une création au Théâtre du Ranelagh - Paris 16e

Dramaturgie et mise en scène : Volodia Serre
D’après les textes : Journal en miettes, d’Eugène Ionesco & Poèmes de Marin Sorescu
Musiques : John Cage, Philip Glass, Arvo Pärt, Oscar Strasnoy, György Ligeti...
Avec Denis Lavant et le Quatuor Face à Face

Un projet de Mara Dobresco

« J’ai vu de la lumière sur la Terre Et je suis né
Pour voir comment vous allez. Sains et saufs ?
Et le bonheur, comment va le bonheur ? Non, merci, ne vous dérangez pas.
Je n’ai pas assez de temps pour des réponses J’ai juste assez de temps pour poser
des questions. »
(Extrait du poème « J’ai vu de la lumière... » de Marin Sorescù, traduit par Mara Dobresco

Sur le plateau, un lit à barreaux. Sur ce lit, un drap blanc. Sous le drap, une forme humaine qui se débat pour trouver le sommeil.
« Il faut que vous fassiez un rêve », s’est-il laissé souffler. Le rêve des rêves, celui qui explique tout.
Notre homme essaie alors de tout son être de forcer le sommeil et le passage vers le songe.

Mais peut-être, en fait, dort-il déjà ? Peut-être le temps de la représentation est-il précisément celui de son rêve ; peut-être la scène est-elle justement le seul lieu qui rende possible l’avènement de ce rêve dans le rêve qui pourrait tout expliquer ? N’est-il pas, par essence, un temps suspendu dans nos vies, un possible instant de présent pur, partagé entre interprètes et spectateurs ?

Autour de lui, éparses, des bribes matérielles de son existence qu’il s’agit de rendre à nouveau neuves, des mots qui leur sont associés et qu’il s’agit de prononcer à nouveau pour la première fois.

Et, dissimulés dans ces objets, oubliés au fond d’une poche, sous son matelas, au cul d’une bouteille, l’homme redécouvre des poèmes, les siens, ceux de Marin Sorescu. Des éclats de vie dispersés aux quatre coins de sa chambre et de ses affaires, comme son existence émiettée aux quatre vents qu’il tente de réunir et de recomposer.

Page après page arrachées à son existence déjà ancienne et déjà oubliée, miette après miette restituées ici et maintenant,, l’homme, au cours de la soirée, reconstitue devant nous, rassemble pour nous des fragments de ce corpus éclaté, nous donne à entendre, voir, rêver, le puzzle de sa lutte organisée contre la mort qu’il nous propose de partager.

Dans le rêve des rêves : celui d’un présent éternel.

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Isabelle Raché Chappellier
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